Épisode 1 : Un rêve d’enfant

Dans cet épisode Nathan aborde son enfance, ses débuts au judo et les valeurs de ce sport, ainsi que la cohabitation avec son parcours étudiant. Il nous raconte également la survenue de son handicap, son parcours dans le cadre d’un diagnostic et l’acceptation de son handicap. Il finit par nous exposer les choix qu’il a dû faire pour ses études et son avenir : privilégier les sciences ou la passion du sport ?

Introduction  

 Bonjour et bienvenue sur le podcast d'Assystem Switch & Act for Inclusion. 

Dans cette première saison, vous découvrirez l'histoire de Nathan, Judoka et ingénieur chez Assystem. 

Nathan Petit raconte 

Quand on est enfant, je pense qu'on a tous le rêve de devenir un champion dans son sport, donc je rêvais quand j'étais enfant, de devenir un champion de judo. Et puis, au fur et à mesure qu'on grandit et que notre niveau est bon, mais pas suffisamment excellent pour faire du haut niveau, on revient à la réalité et on se dit que le judo c'est une passion et d'en faire sa vie, ça sera compliqué. 

Je m'appelle Nathan petit, j'ai 25 ans, je suis en équipe de France, paralympique de judo et également ingénieur projet chez Assystem. Enfant, j'étais plutôt bon, plutôt bon élève à l'école, j'étais très dynamique, peut-être pas hyper actif, mais très dynamique et j'ai commencé le judo à l'âge de 6 ans. 

Pas par hasard parce que j'avais un papa professeur de Judo et une maman, ceinture noire aussi. Et en fait, ce qui m'a fait donc rester au judo, c'est 2 choses. La première chose, c'est l'esprit de combativité qu'il y a au judo. J'ai dit que j'étais un enfant dynamique. J'étais un enfant aussi qui aimait bien, voilà, faire la compétition à gagner et au judo, même à l'entraînement, on retrouve cet esprit de gagne et la 2e chose qui m'a fait rester au judo, c'est les valeurs qui sont transmises, qui sont apprises aux enfants. Au judo, c'est des valeurs comme le respect, comme la politesse, comme l'amitié, comme le courage, l'honneur aussi, et c'est des valeurs qui sont fortes pour moi et des valeurs avec lesquelles j'ai grandi, que j'essaie d'appliquer. Pas que dans le judo, mais aussi dans la vie de tous les jours.  

Le judo également, c'est un sport intéressant parce que c'est un sport ou on va tomber, où on va chuter, donc on va apprendre à chuter. On va apprendre à comment chuter sans se faire mal et donc on va travailler à maîtriser ces techniques, ces mouvements et donc c'est en chutant et en faisant des techniques qui sont assez complexes dans l'espace et aussi qui font intervenir un partenaire. On n'est pas tout seul, donc c'est pour toutes ces complexités que le judo permet d’acquérir en coordination et de mieux connaître son corps de mieux utiliser son corps aussi. 

J'ai commencé à m'apercevoir que ma vue déclinait quand j'avais 15 ans, quand j'étais en 2nde, jusque-là je voyais très bien. Et les signaux qui m'ont alerté sur cette baisse de vue, ça a été d'abord en cours d'histoire-géo où j'avais beaucoup de mal à lire les notes du prof au tableau et donc j'avais tendance à regarder beaucoup le cahier de mon camarade. Et puis l'élément qui a fait que je me suis dit que qu'il fallait consulter, c'était en cours de français, lors d’un moment de lecture. On lisait à voix haute, chacun notre tour un livre et quand es venu mon tour, c'était impossible pour moi de lire ce livre et donc en fait ce qu’il s'est passé, c'est que c'était ma camarade qui lisait le livre à voix basse et moi qui essayait de répéter à voix haute ce qu'elle m'a raconté. Et à partir de ce moment, je me suis dit que qu'il fallait peut-être aller chez l ophtalmo pour avoir éventuellement des lunettes. Quand je vais chez l’ophtalmo, l'ophtalmo me fait essayer plusieurs verres, beaucoup de verres différents, mais sans réussir à trouver lequel corrige mon problème de vue et donc à la fin de l'échange, il n'arrive pas à trouver ce que j'ai et du coup il m'envoie vers un hôpital pour faire des tests avec des machines plus adaptées pour essayer de trouver quel est mon problème de vue. 

À partir de là, je vais dans un premier hôpital où je fais toute une série de tests et de là les médecins pensent à la maladie de Stargardt et puis c'est en faisant une vérification dans un centre de recherche dédié, à Montpellier, que les médecins ont confirmé donc la version du premier hôpital, à savoir la maladie de Stargardt. 

J'étais soulagé, je pense dans un premier temps parce que on réussissait enfin à mettre un nom, un mot, une explication sur mon problème de vue. Donc je passais de quelque chose d'inconnu à quelque chose de connu. Et puis ensuite, la 2e réaction, quand j'ai appris que c'était une maladie pour laquelle il n’y avait pas de traitement, j'ai plutôt bien pris la nouvelle. Je me suis dit que « OK, pas de problème, il n'y a pas de traitement, il y aura peut-être un traitement dans 10 dans 15 dans 20 ans et qu’en attendant il va falloir s'adapter. » 

Comment se traduit en fait ce problème de vue ? C'est une tâche au centre de ma vision et ce qui se passe au centre de la vision, c'est tout ce qui est la vision du détail, donc ça va être des difficultés à la lecture, des difficultés à reconnaître les personnes. Et concrètement, c'est quand on entre dans une salle et qu'on voit une trentaine de personnes, on arrive à reconnaître personne. Quand on se balade dans la rue et qu'on croise une personne, on n'arrive pas non plus à l'identifier. Quand on est en cours, on n'arrive pas à lire au tableau, on arrive. On va lire son cahier à moins d'être à 5 cm de son cahier et donc c'est pas mal de petites choses pour lesquelles il faut trouver des astuces pour réussir à avancer. Quand on a un sens défectueux, on a tendance à développer d'autres sens. Pour moi, j'ai développé l’ouïe et donc j'avais une écoute assez forte. 

Et comment ça se traduit dans la vie ? En cours, par exemple, on va avoir une écoute forte du professeur pour pouvoir prendre le maximum de notes, ce qui fait que seulement en écoutant le professeur et sans avoir la vision de ce qu'il écrit au tableau, j'arrivais à avoir des notes assez complètes. De la même manière, quand on arrive dans une pièce, on va se focaliser sur l'écoute, sur ce que disent les gens, pour arriver à reconnaître les voix et comme ça, reconnaître les personnes. 

C'est toutes des astuces qui vont nous permettre de, avec un sens, essayer de substituer le sens qu'on a perdu. 

Alors, malgré ce problème de vue, je continue mon sport, le judo. La chance que j'ai avec le judo, c'est que c'est un sport qui ne nécessité pas forcément l'usage de la vue, contrairement à des sports de balle où j'aurais dû arrêter donc la rupture en fait entre avant ce problème de vue et après ce problème de vue, il n'y en a pas vraiment eu les seules difficultés qu'il y a au judo avec un problème de vue, c'est au niveau de la garde et donc malgré ce problème de vue, j'ai continué les compétitions de judo malgré la difficulté de saisir à la garde. Et je vais continuer à être assez performant en compétition. 

J'avais des podiums en niveau régional et des participations sur des championnats de France. 

Et vient le choix de soit partir en sport-Études pour performer dans le judo ou de poursuivre dans les études pour avoir une carrière professionnelle standard. Mon niveau en judo était bon mais n'était pas excellent non plus. Je n'étais pas champion de France, j'étais bon élève comme je l'ai dit et j'avais des bons résultats et j'avais un goût prononcé pour les sciences. 

Et donc le choix que j'ai fait, c'était de poursuivre mes études plutôt que de partir en sport-études avec la possibilité de ne pas gagner ma vie dans le judo. Ce choix fait, je me dirige donc vers une classe préparatoire pour ensuite intégrer une école d'ingénieur et avec cette classe préparatoire qui me demande beaucoup de travail, je diminue un peu le rythme au judo. Avant d'intégrer mon école d'ingénieur où j'ai intégré l'équipe de France Paralympique de Judo. 

Outro 

Voix générique : Pour suivre la suite du parcours de Nathan, ne manquez pas le prochain épisode. 

Nathan Petit : J'ai eu pour objectif de me concentrer à 100% sur mon sport en vue des Jeux paralympiques de Paris en 2024. Jusqu'à ce qu'une occasion vienne se présenter à moi. 

Épisode 2 : Une opportunité qui change tout !

Pendant ses années d’école d’ingénieur, Nathan est repéré et sélectionné en équipe de France paralympique. Alors qu’il termine ses études et poursuit sa carrière de sportif de haut niveau, Nathan a l’opportunité d’intégrer Assystem sur un poste d’ingénieur projet, tout en aménageant son poste de travail et notamment ses horaires. Une opportunité qui lui permet de ne pas choisir mais mener de front sa carrière sportive et sa carrière d’ingénieur en travaillant sur une mission qui lui plait !

Introduction  

Bonjour et bienvenue sur le podcast d'Assystem Switch & Act for Inclusion. 

Dans cette première saison, vous découvrirez l'histoire de Nathan, Judoka et ingénieur chez Assystem. 

Nathan Petit raconte 

Quand on est enfant, je pense qu'on a tous le rêve de devenir un champion dans son sport, donc je rêvais quand j'étais enfant, de devenir un champion de judo. Et puis, au fur et à mesure qu'on grandit et que notre niveau est bon, mais pas suffisamment excellent pour faire du haut niveau, on revient à la réalité et on se dit que le judo c'est une passion et d'en faire sa vie, ça sera compliqué. 

Je m'appelle Nathan petit, j'ai 25 ans, je suis en équipe de France, paralympique de judo et également ingénieur projet chez Assystem. Enfant, j'étais plutôt bon, plutôt bon élève à l'école, j'étais très dynamique, peut-être pas hyper actif, mais très dynamique et j'ai commencé le judo à l'âge de 6 ans. 

Pas par hasard parce que j'avais un papa professeur de Judo et une maman, ceinture noire aussi. Et en fait, ce qui m'a fait donc rester au judo, c'est 2 choses. La première chose, c'est l'esprit de combativité qu'il y a au judo. J'ai dit que j'étais un enfant dynamique. J'étais un enfant aussi qui aimait bien, voilà, faire la compétition à gagner et au judo, même à l'entraînement, on retrouve cet esprit de gagne et la 2e chose qui m'a fait rester au judo, c'est les valeurs qui sont transmises, qui sont apprises aux enfants. Au judo, c'est des valeurs comme le respect, comme la politesse, comme l'amitié, comme le courage, l'honneur aussi, et c'est des valeurs qui sont fortes pour moi et des valeurs avec lesquelles j'ai grandi, que j'essaie d'appliquer. Pas que dans le judo, mais aussi dans la vie de tous les jours.  

Le judo également, c'est un sport intéressant parce que c'est un sport ou on va tomber, où on va chuter, donc on va apprendre à chuter. On va apprendre à comment chuter sans se faire mal et donc on va travailler à maîtriser ces techniques, ces mouvements et donc c'est en chutant et en faisant des techniques qui sont assez complexes dans l'espace et aussi qui font intervenir un partenaire. On n'est pas tout seul, donc c'est pour toutes ces complexités que le judo permet d’acquérir en coordination et de mieux connaître son corps de mieux utiliser son corps aussi. 

J'ai commencé à m'apercevoir que ma vue déclinait quand j'avais 15 ans, quand j'étais en 2nde, jusque-là je voyais très bien. Et les signaux qui m'ont alerté sur cette baisse de vue, ça a été d'abord en cours d'histoire-géo où j'avais beaucoup de mal à lire les notes du prof au tableau et donc j'avais tendance à regarder beaucoup le cahier de mon camarade. Et puis l'élément qui a fait que je me suis dit que qu'il fallait consulter, c'était en cours de français, lors d’un moment de lecture. On lisait à voix haute, chacun notre tour un livre et quand es venu mon tour, c'était impossible pour moi de lire ce livre et donc en fait ce qu’il s'est passé, c'est que c'était ma camarade qui lisait le livre à voix basse et moi qui essayait de répéter à voix haute ce qu'elle m'a raconté. Et à partir de ce moment, je me suis dit que qu'il fallait peut-être aller chez l ophtalmo pour avoir éventuellement des lunettes. Quand je vais chez l’ophtalmo, l'ophtalmo me fait essayer plusieurs verres, beaucoup de verres différents, mais sans réussir à trouver lequel corrige mon problème de vue et donc à la fin de l'échange, il n'arrive pas à trouver ce que j'ai et du coup il m'envoie vers un hôpital pour faire des tests avec des machines plus adaptées pour essayer de trouver quel est mon problème de vue. 

À partir de là, je vais dans un premier hôpital où je fais toute une série de tests et de là les médecins pensent à la maladie de Stargardt et puis c'est en faisant une vérification dans un centre de recherche dédié, à Montpellier, que les médecins ont confirmé donc la version du premier hôpital, à savoir la maladie de Stargardt. 

J'étais soulagé, je pense dans un premier temps parce que on réussissait enfin à mettre un nom, un mot, une explication sur mon problème de vue. Donc je passais de quelque chose d'inconnu à quelque chose de connu. Et puis ensuite, la 2e réaction, quand j'ai appris que c'était une maladie pour laquelle il n’y avait pas de traitement, j'ai plutôt bien pris la nouvelle. Je me suis dit que « OK, pas de problème, il n'y a pas de traitement, il y aura peut-être un traitement dans 10 dans 15 dans 20 ans et qu’en attendant il va falloir s'adapter. » 

Comment se traduit en fait ce problème de vue ? C'est une tâche au centre de ma vision et ce qui se passe au centre de la vision, c'est tout ce qui est la vision du détail, donc ça va être des difficultés à la lecture, des difficultés à reconnaître les personnes. Et concrètement, c'est quand on entre dans une salle et qu'on voit une trentaine de personnes, on arrive à reconnaître personne. Quand on se balade dans la rue et qu'on croise une personne, on n'arrive pas non plus à l'identifier. Quand on est en cours, on n'arrive pas à lire au tableau, on arrive. On va lire son cahier à moins d'être à 5 cm de son cahier et donc c'est pas mal de petites choses pour lesquelles il faut trouver des astuces pour réussir à avancer. 

Quand on a un sens défectueux, on a tendance à développer d'autres sens. Pour moi, j'ai développé l’ouïe et donc j'avais une écoute assez forte. 

Et comment ça se traduit dans la vie ? En cours, par exemple, on va avoir une écoute forte du professeur pour pouvoir prendre le maximum de notes, ce qui fait que seulement en écoutant le professeur et sans avoir la vision de ce qu'il écrit au tableau, j'arrivais à avoir des notes assez complètes. De la même manière, quand on arrive dans une pièce, on va se focaliser sur l'écoute, sur ce que disent les gens, pour arriver à reconnaître les voix et comme ça, reconnaître les personnes. 

C'est toutes des astuces qui vont nous permettre de, avec un sens, essayer de substituer le sens qu'on a perdu. 

Alors, malgré ce problème de vue, je continue mon sport, le judo. La chance que j'ai avec le judo, c'est que c'est un sport qui ne nécessité pas forcément l'usage de la vue, contrairement à des sports de balle où j'aurais dû arrêter donc la rupture en fait entre avant ce problème de vue et après ce problème de vue, il n'y en a pas vraiment eu les seules difficultés qu'il y a au judo avec un problème de vue, c'est au niveau de la garde et donc malgré ce problème de vue, j'ai continué les compétitions de judo malgré la difficulté de saisir à la garde. Et je vais continuer à être assez performant en compétition. 

J'avais des podiums en niveau régional et des participations sur des championnats de France. 

Et vient le choix de soit partir en sport-Études pour performer dans le judo ou de poursuivre dans les études pour avoir une carrière professionnelle standard. Mon niveau en judo était bon mais n'était pas excellent non plus. Je n'étais pas champion de France, j'étais bon élève comme je l'ai dit et j'avais des bons résultats et j'avais un goût prononcé pour les sciences. 

Et donc le choix que j'ai fait, c'était de poursuivre mes études plutôt que de partir en sport-études avec la possibilité de ne pas gagner ma vie dans le judo. Ce choix fait, je me dirige donc vers une classe préparatoire pour ensuite intégrer une école d'ingénieur et avec cette classe préparatoire qui me demande beaucoup de travail, je diminue un peu le rythme au judo. Avant d'intégrer mon école d'ingénieur où j'ai intégré l'équipe de France Paralympique de Judo. 

Outro 

Voix générique : Pour suivre la suite du parcours de Nathan, ne manquez pas le prochain épisode. 

Nathan Petit : J'ai eu pour objectif de me concentrer à 100% sur mon sport en vue des Jeux paralympiques de Paris en 2024. Jusqu'à ce qu'une occasion vienne se présenter à moi. 

Épisode 3 : La diversité pour un regard différent

Pourquoi recruter un profil atypique ? Quels avantages et apports individuels et collectifs ? Qu’est-ce que l’inclusion ? Nathan nous partage sa vision de la diversité et la richesse que cela représente au sein du collectif de travail : soft-skills du sportif transposables dans le monde professionnel, inclusion, aménagement de poste, acceptation du handicap, acceptation et tolérance… Et vous, quelle est votre vision ?

Introduction

Bonjour et bienvenue sur le podcast d'Assystem Switch & Act for Inclusion.

Dans cette première saison, vous découvrirez l'histoire de Nathan, Judoka et ingénieur chez Assystem.

Nathan Petit raconte

Je pense que pour une entreprise c'est important d'aller chercher des profils divers, des sportifs de haut niveau qui ont à apporter les compétences qu'ils auront développé dans leur sport, des personnes qui sont porteuses de handicap, qui vont également pouvoir apporter un regard différent, pouvoir imaginer des besoins différents. Je pense que la diversité, c'est une force et qu'il faut lui donner sa place.

Je suis le premier sportif de haut niveau à travailler en tant qu’ingénieur chez Assystem. C'était aussi important pour moi de pouvoir continuer à la suite de mon diplôme d'ingénieur, à travailler, à développer mes compétences et mes connaissances.

Quand on est sportif de haut niveau, on développe beaucoup de compétences, on développe la gestion du stress, on a un sens de l'effort qui est démultiplié, on sait fixer des objectifs et mettre en place des stratégies et des plans d'actions pour atteindre ces objectifs. Donc je pense que le sportif de haut niveau, il a vraiment des compétences qui sont riches et très intéressantes pour l'entreprise.

Pour moi la diversité, c'est le fait d'avoir des personnes différentes qui ont des spécificités uniques aussi, et ça permet de rendre un groupe hétérogène, d'avoir une pluralité et du coup de donner une certaine richesse à ce groupe.

L'inclusion pour moi, elle est en lien avec la diversité. L'inclusion, c'est l'action de trouver la meilleure place pour chaque individu et de valoriser chacun de ces individus en fonction de leur spécificité. Et c'est pour ça qu'il y a un lien très fort entre diversité et inclusion. Pour moi, la diversité et l'inclusion, c'est quelque chose de super important dans une entreprise. Et s’il n’y a pas d'inclusion, si une entreprise ne pratique pas l'inclusion, elle pratique l'exclusion. Et comme ça, c'est plus facile de se rendre compte que l'inclusion, c'est primordial.

Alors chez Assystem, comment se traduit l'inclusion ? Tout d'abord, avec des aménagements. Donc, comme je l'ai dit, j'ai des problèmes de vue qui nécessitent d'avoir des aménagements pour que je sois à ma place. Que je sois performant dans ma mission, dans mes projets et ça se traduit concrètement avec l'utilisation d'un grand écran d'ordinateur, d'avoir des outils qui sont déjà existants sur les ordinateurs, c'est facile avec le numérique de pouvoir travailler, de pouvoir zoomer, de pouvoir voir correctement son écran.

J'ai plusieurs messages pour les personnes qui sont porteuses de handicap. Pour moi, la première chose, importante : chacun est unique et donc il faut réussir à accepter son handicap, à avancer avec son handicap. Et si vous acceptez votre handicap, vous allez pouvoir trouver des entreprises comme Assystem qui vont vous aider à trouver votre place, à mettre en place des aménagements qui vous feront oublier votre handicap et qui vous feront sentir performants dans ce que vous entreprenez et donc épanouis.

Dans 5 ans, je me vois encore travailler chez Assystem. J'ai également des ambitions. Dans 5 ans, je ne sais pas à quel poste je serai. Je sais que j'ai envie de gagner en expérience dans mon poste en étant ingénieur projet, j'ai envie de travailler sur différents projets, d'acquérir de l'expérience sur différents types de projets pour pouvoir ensuite évoluer.

Switcher pour moi, c'est passer d'un état à un autre, donc de passer d'une consommation qui n'est pas forcément adaptée à une consommation bas carbone. C'est aussi passer d'un monde exclusif à un monde inclusif. C'est passer à un monde digital puisque les outils numériques et digitaux vont nous permettre d'être plus performants dans tous nos métiers.

Outro

Voix générique : Pour suivre la suite du parcours de Nathan, ne manquez pas le prochain épisode.

Nathan Petit : L'objectif ultime que j'ai, ce sont les Jeux paralympiques de Paris en 2024, et pas seulement de participer à ces Jeux paralympiques, mais de décrocher l'or, d'obtenir le titre de champion Paralympique.

Épisode 4 : Objectif devenir champion

Dans ce dernier épisode, Nathan nous parle de son parcours de sportif et de tout ce que cela représente pour lui. Les objectifs à se fixer, l’adaptation, les sacrifices, l’esprit de compétition, l’échec primordial à la réussite… Tout cela dans un objectif ultime : décrocher l’or aux Jeux Paralympiques 2024. Écoutez vite cet épisode pour en savoir plus sur un athlète qui représentera fièrement nos couleurs dans quelques mois !

Introduction

Bonjour et bienvenue sur le podcast d'Assystem Switch & Act for Inclusion.

Dans cette première saison, vous découvrirez l'histoire de Nathan, Judoka et ingénieur chez Assystem.

Nathan Petit raconte

L'objectif ultime que j'ai, ce sont les Jeux paralympiques de Paris en 2024, et pas seulement de participer à ces Jeux paralympiques, mais de décrocher l'or, d'obtenir le titre de champion Paralympique. Pour atteindre cet objectif ultime des Jeux paralympiques, on a besoin de se fixer des objectifs intermédiaires.

Sur la saison 2022, il y avait le championnat d'Europe qui s'est déroulé sur le mois de septembre où j'avais l'objectif de terminer champion d'Europe. Il se trouve que je termine à la 2e place, vice-Champion d'Europe avec une blessure donc, qui peut expliquer cette 2e place. Malgré tout, je ne m’en contente pas et je suis sur la bonne voie parce que je n’étais pas loin de l'objectif. Malgré tout, il va falloir recorriger certaines choses à l'entraînement. Que je gagne ou que je perde, j'analyse mes combats, j'analyse pourquoi je perds, j'analyse pourquoi je gagne. Et pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Et ça, c'est très important pour moi : il faut échouer pour ensuite pouvoir réussir.

Cet objectif ambitieux de devenir champion paralympique à 2024, il peut être pressant. Et comment on arrive à gérer la pression de cet objectif ? C'est en trouvant du plaisir dans la pratique sportive, c'est aller à l'entraînement en étant heureux de pratiquer son sport. Quand on fait du sport à haut niveau, il est indispensable d'être passionné par son sport. Si on n'a pas la passion, on ne va pas pouvoir travailler, on ne va pas pouvoir fournir tous les efforts qui sont nécessaires pour performer. Ce qui va nous permettre de performer, d'aller chercher des titres, c'est tout le travail de préparation qu'on va faire en amont et aussi dans la tête, c'est cette envie, c'est la faim d'aller chercher les médailles, c'est les 2 choses qui sont importantes pour atteindre ces objectifs.

Pour moi, c'est important d'avoir un équilibre entre ma pratique sportive et la sollicitation intellectuelle que je peux avoir. Ma semaine classique s'articule autour de mes entraînements et autour de mon travail chez Assystem. Une journée classique, c'est un entraînement de préparation physique de 2h, un entraînement de judo de 2h et, sur certaines journées, je vais également venir travailler chez Assystem. Donc cette articulation entre mes entraînements et la sollicitation intellectuelle que je peux avoir en travaillant chez Assystem et cet équilibre pour moi, il est important parce que j'ai besoin de pouvoir évacuer, de pouvoir décompresser du sport. C'est un sacré challenge de réussir à être performant dans ce double projet sportif/professionnel.

C'est vrai que c'est difficile d'avoir la vie d'un jeune de 25 ans. On s'entraîne beaucoup. Comme on a également besoin d'avoir une hygiène de vie qui est irréprochable et donc ça veut dire limiter les sorties, voire pas faire de sortie, pas d'alcool, faire attention à ce qu'on mange, donc forcément notre vie de jeune, elle va être différente des autres jeunes. Mais je pense que c'est important quand même de garder un lien avec cette vie, avec ces sorties pour ne pas exploser : profiter de ses amis, sortir avec ses amis tout en conciliant la pratique de haut niveau, c'est quelque chose qui est très difficile à faire. Il y a énormément de sacrifices mais malgré tout, il faut réussir à trouver de la place pour garder un lien avec la vie sociale.

Enfant, et même quand j'ai grandi, je me suis toujours dit que le judo ferait partie de ma vie. Le judo, c'était une passion, c'est encore une passion, malgré l'usage intensif que j'en fais. Et je me suis toujours dit qu’il y a différentes manières de pratiquer le judo. Il y a le judo loisir qu'on fait à l'entraînement, avec les copains. Et puis je me suis toujours dit que je trouverais une manière de pratiquer le judo qui conviendrait avec ce que j'ai envie d'en faire.

J'ai du mal à me souvenir de ma première médaille quand j'étais enfant. Je me souviens que je faisais beaucoup de médailles et beaucoup de médailles d'or, donc j'étais très content de toutes ces médailles d'or. Et à l'inverse, dès que je n’avais pas de médaille d'or, j'étais beaucoup moins content et j'avais tendance à tirer un peu la gueule.

Si je pouvais parler au Nathan de 6 ans, je lui dirais de s'investir à fond dans tout ce qu’il va mener comme projet dans sa vie, de saisir toutes les opportunités qu’il pourrait avoir et de prendre plaisir à tout ce qu'il va entreprendre.

Outro

Vous venez d'entendre l'histoire du parcours inspirant de Nathan Petit sur Switch & Act for Inclusion, le podcast inclusif d'Assystem.

L'offre d'Assystem d'adapter mon temps de travail pour concilier ma carrière d'ingénieur et mon statut de sportif de haut niveau est une opportunité incroyable. Ces deux activités me semblaient auparavant incompatibles.
Nathan Petit Ingénieur projet et athlète paralympique

Les switchers témoignent

Switchers, le podcast
Épisode 10
Mobilité professionnelle : est-on accompagné chez Assystem ?
Dans le dixième épisode, nous répondons à la question de Corine concernant la mobilité professionnelle chez Assystem.
AVEC

Benoît Bouverne

NCIO Contract Manager
Switchers, le podcast
Épisode 9
Vie quotidienne chez Assystem : quelle place pour le bien-être au travail ?
Dans le neuvième épisode, nous répondons à la question d'Anna concernant la vie quotidienne et le bien-être des salariés chez Assystem.
AVEC

Emmanuelle Capiez

Vice-Présidente Senior en charge des Ressources Humaines
Switchers, le podcast
Épisode 8
Alternance : Comment et pourquoi devenir alternant chez Assystem ?
Dans le huitième épisode, nous répondons à la question de Léa concernant l'alternance et les perspectives d'évolution au sein d'Assystem.
AVEC

Hamza Bejtetyene

Alternant chez Assystem